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Épître de Jude
Chaque Jour les Écritures - 5ème année

Jude 1 à 13

    Jude

    1JudeA, esclave de Jésus ChristA et frère de JacquesCa, aux appelés, bien-aimés en Dieu le Père et conservés enb Jésus Christ :  2Que la miséricorde, la paix et l’amour vous soient multipliés !  
    3Bien-aimés, alors que je m’empressais de vous écrire au sujet de notre commun salut, je me suis trouvé dans la nécessité de vous écrire pour vous exhorter à combattre pour la foi qui a été une foisc enseignée aux saintsA4Car certains hommes se sont insinués, inscrits jadis à l’avance pour ce jugementd, des impies, qui changent la grâceA de notre Dieu en débauchee, et qui renient notre seul Maître et Seigneur, Jésus Christ. 
    5Or je désire vous rappeler, à vous qui une fois saviez tout, que le Seigneur, après avoir délivré le peuple du pays d’Égypte, a ensuite détruit ceux qui n’ont pas cruf ;  6et qu’il a gardé dans des liens éternels, sous l’obscurité, pour le jugement du grand jour, les anges qui n’ont pas gardé leur origine, mais qui ont abandonné leur propre demeure. 7Ainsi Sodome, Gomorrhe et les villes d’alentour, qui s’étaient abandonnées à la fornicationA de la même manière qu’eux et étaient allées après une autre chair, sont là comme exemple, subissant la peine d’un feu éternel. 
    8De la même manière cependant, ces rêveurs, eux aussi, souillent la chair, méprisent l’autoritég, et injurient les dignitésh9Mais quand l’archange Michel, en discutant avec le diable, contestait au sujet du corps de Moïse, il n’osa pas proférer de jugement injurieux contre lui ; mais il dit : Que le Seigneur te censure ! i 10Mais ceux-là injurient tout ce qu’ils ne connaissent pas, et se détruisent eux-mêmes dans tout ce qu’ils ne comprennent que d’une manière naturelle, comme les bêtes sans raison. 11Malheur à eux, car ils ont marché dans le chemin de Caïnj, ils se sont abandonnés à l’égarement de Balaamk pour une récompense, et ont péril dans la révolte de Corém12Ceux-là sont des taches dans vos agapesn ; ils font des festins avec vous sans crainte et s’y repaissent : nuées sans eau, emportées par les vents ; arbres de fin d’automne, sans fruit, deux fois morts, déracinés ;  13vagues impétueuses de la mer, jetant l’écume de leurs infamies ; étoiles errantes, à qui l’obscurité des ténèbres est réservée pour toujours. 

    (Traduction révisée)

    Notes

    a. voir Jacques 1. 1.

    b. entièrement gardés par et pour.

    c. c.-à-d. : une fois pour toutes ; voir v. 5.

    d. voir v. 14-15.

    e. ou : moeurs dissolues.

    f. comp. Hébreux 3. 16-19 ; 4. 1-2.

    g. Le terme original dérive du mot seigneur.

    h. litt. : les gloires.

    i. ou : te tance ; comp. Zacharie 3. 1-2.

    j. voir Genèse 4.

    k. voir Nombres 22 ; 2 Pierre 2. 15.

    l. ou : se sont perdus eux-mêmes.

    m. voir Nombres 16.

    n. repas fraternels (du mot qui signifie : amour).

    Une trompette peut résonner pour le seul plaisir de ceux qui l’écoutent. Mais il arrive qu’elle doive retentir pour stimuler des combattants. Jude aurait aimé entretenir ses frères des sujets les plus édifiants. Hélas, devant les progrès du mal qui déjà s’insinuait « parmi les fidèles » , son service, véritable cri d’alarme, se borne à leur enjoindre de combattre coûte que coûte pour la vérité. Combien d’enfants de Dieu à qui il est nécessaire de rappeler encore et toujours l’ABC de la vérité chrétienne, alors que l’Esprit voudrait les occuper de bénédictions plus élevées (Hébreux 5. 12) ! « Vous qui une fois saviez tout… » . Avons-nous fait quelques progrès, ou au contraire reculé depuis notre conversion ?

    Comme la 2e épître de Pierre, celle de Jude se sert d’exemples solennels de l’Ancien Testament pour nous dépeindre, dans ces derniers jours de la période de la grâce, l’abandon de la foi chrétienne et ses conséquences. Deux traits caractérisent cette apostasie morale : l’abandon de la grâce, changée en débauche, et le mépris de l’autorité sous toutes ses formes (2 Pierre 2. 10, 11). Cette dernière tendance s’affirme déjà dans les familles, dans les écoles, dans la vie sociale et professionnelle. Mais comment un enfant qui n’est pas soumis à ses parents acceptera-t-il plus tard l’autorité du Seigneur ?

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