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Épître aux Hébreux
Chaque Jour les Écritures - 5ème année

Hébreux 1. 1 à 14

    Hébreux 1

    1Après avoir autrefois, à bien des reprises et de bien des manières, parlé aux pèresA par les prophètesa2à la fin de ces jours-là, Dieu nous a parlé dans le Filsb, qu’il a établi héritier de tout, par qui aussi il a fait les mondes. 3Luic, le resplendissement de sa gloire et l’empreinted de ce qu’il este, il soutient tout par la parole de sa puissance. Ayant fait par lui-même la purification des péchés, il s’est assis à la droite de la Majesté dans les hauts lieux, 4étant devenu d’autant plus excellent que les anges qu’il a hérité d’un nom plus excellent qu’eux.
     5Car auquel des anges Dieu a-t-il jamais ditf : « Tu es mon Fils, moi je t’ai aujourd’hui engendré »g ? Et encore : « Moi, je lui serai pour père, et lui me sera pour fils »h ?  6Et encore, quand il introduit le Premier-néi dans le monde habité, il dit : « Et que tous les anges de Dieu se prosternent devant lui »j7Pour les anges, il déclare : « Il fait ses anges des esprits, et ses serviteursk une flamme de feu »l8Mais pour le Fils : Ton trône, ô Dieu, est aux sièclesA des sièclesm ; c’est un sceptre de droiture que le sceptre de ton règne ;  9tu as aimé la justice et haï l’iniquitéA ; c’est pourquoi Dieu, ton Dieu, t’a ointn d’une huile de joieo au-dessus de tes compagnonsp10Et : Toi, dans les commencements, Seigneur, tu as fondé la terre, et les cieux sont les oeuvres de tes mains :  11eux, ils périront, mais toi, tu demeures ; ils vieilliront tous comme un habit, 12tu les plieras comme un vêtement, et ils seront changés ; mais toi, tu es le Mêmeq, et tes années ne cesseront pasr13Et auquel des anges a-t-il jamais dit : « Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis pour marchepied de tes pieds »s ?  14Ne sont-ils pas tous des esprits administrateurst, envoyés pour servir en faveur de ceux qui vont hériter du salutA ?  

    (Traduction révisée)

    Notes

    a. litt. : dans les prophètes.

    b. litt. : en Fils.

    c. c.-à-d. : le Fils (les v. 1 à 4 constituent une seule phrase dans le texte original).

    d. ou : expression.

    e. litt. : de sa substance (comp. Colossiens 1. 15-17 et Exode 3. 14).

    f. litt. : auquel des anges a-t-il jamais dit.

    g. Psaume 2. 7.

    h. 1 Chroniques 17. 13.

    i. comp. Colossiens 1. 15, 18 ; Apocalypse 1. 5 ; Romains 8. 29.

    j. Psaume 97. 7.

    k. ou : ministres ; voir v. 14, et note.

    l. Psaume 104. 4.

    m. litt. : au siècleA du siècle.

    n. ChristA signifie : oint, consacré.

    o. litt. : d’allégresse.

    p. Psaume 45. 6, 7.

    q. titre divin ; comp. 13. 8 ; Deutéronome 32. 39 ; Ésaïe 37. 16.

    r. Psaume 102. 25-27.

    s. Psaume 110. 1.

    t. mot dérivé de celui qui peut être rendu par serviteur ou ministre (assurant un service général) au v. 7.

    L’auteur de l’épître aux Hébreux est probablement l’apôtre Paul. Mais il ne se nomme pas, pour laisser toute la place au Seigneur Jésus, le grand « apôtre… de notre confession » (ch. 3. 1). Après avoir parlé par le moyen de tant d’instruments divers, Dieu a fini par s’adresser directement à Israël et aux hommes dans son propre Fils (Jérémie 7. 25 ; Marc 12. 6… ). Lui est « la Parole » , la pleine et définitive révélation de Dieu. Et pour nous en donner une idée plus haute, il nous apprend qui est ce Fils : l’héritier de toutes choses, le créateur des mondes, le resplendissement de sa gloire et l’empreinte de ce qu’il est, celui qui soutient tout (Jean 1. 1 et 18). Celui qui a fait les mondes a aussi fait la purification des péchés. Mais tandis que pour créer, il lui a suffi d’une parole, pour cette œuvre-là, il a dû payer le prix suprême : sa propre vie.

    Une suite de citations des psaumes qu’on appelle messianiques : 2 ; 45 ; 102 ; 110… établit l’exaltation et la suprématie du Fils de Dieu. Les anges sont des créatures, Jésus est le Créateur ; ils sont serviteurs, lui est le Seigneur. Les anges, d’une manière invisible, servent en notre faveur ; Jésus seul a accompli la purification des péchés, les miens et les vôtres. Et ce qu’il est rehausse incomparablement la valeur de ce qu’il a fait.

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