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Le livre du prophète Habakuk
Chaque Jour les Écritures - 5ème année

Habakuk 1. 1 à 17

    Habakuk 1

    1L’oracle qu’a vu Habakuk, le prophète. 
    2Jusqu’à quand, Éternel, crierai-je, et tu n’entendras pas ? Je crie à toi : Violence ! et tu ne sauves pas. 3Pourquoi me fais-tu voir l’iniquité, et contemples-tu l’oppression ? La dévastation et la violence sont devant moi, et il y a contestation, et la discorde s’élève. 4C’est pourquoi la loi reste impuissante, et le juste jugement ne vient jamais au joura ; car le méchant cerne le juste ; c’est pourquoi le jugement sort perverti. 
    5Voyez parmi les nations, et regardez, et soyez stupéfaits ; car je ferai en vos jours une oeuvre que vous ne croirez pas, si elle [vous] est racontée. 6Car voici, je suscite les Chaldéens, la nation cruelle et impétueuse, qui marche par la largeur de la terre pour prendre possession de domiciles qui ne lui appartiennent pas. 7Elle est formidable et terrible ; son jugement et sa dignité procèdent d’elle-même. 8Ses chevaux sont plus rapides que les léopards, plus agiles que les loups du soir ; et ses cavaliers s’élancentb fièrement, et ses cavaliers viennent de loin : ils volent comme l’aigle se hâte pour dévorer. 9Ils viennent tous pour la violence ; leurs faces sont toutes ensemblec tournées en avant ; ils rassemblent les captifs comme le sable. 10Et il se moque des rois, et les princes lui sont une risée ; il se rit de toutes les forteresses : il entassera de la poussière et les prendra. 
    11Alors il changera de penséed, et passera outre et péchera : cette puissance qu’il a, est devenue son dieu !  12Toi, n’es-tu pas de toute ancienneté, Éternel, mon Dieu, mon Saint ? Nous ne mourrons pas ! Ô Éternel, tu l’as établi pour le jugement, et tu l’as fondé, ô Rocher, pour châtier. 13Tu as les yeux trop purs pour voir le mal, et tu ne peux contempler l’oppression. Pourquoi contemples-tu ceux qui agissent perfidement, [et] gardes-tu le silence quand le méchant engloutit celui qui est plus juste que lui ?  14Tu rends aussi les hommes comme les poissons de la mer, comme la bête rampante qui n’a personne qui la gouverne. 15Il les fait tous monter avec l’hameçon ; il les tire dans son filet, et les rassemble dans sa nasse ; c’est pourquoi il se réjouit et s’égaie :  16c’est pourquoi il sacrifie à son filet, et brûle de l’encens à sa nasse, parce que, par leur moyen, sa portion est grasse et sa nourriture succulente. 17Videra-t-il pour cela son filet, et égorgera-t-il toujours les nations, sans épargner ?  

    (Traduction révisée)

    Notes

    a. litt. : ne sort jamais.

    b. ou : se répandent.

    c. litt. : la foule (selon d’autres : le désir) de leurs faces.

    d. litt. : esprit, état d’âme.

    Ce livre qui nous rappelle celui de Jérémie se présente comme un dialogue entre le prophète et son Dieu. En présence de la marée montante du mal, Habakuk angoissé répand son cœur devant l’Éternel. Jérusalem n’était pas loin de tomber sous les coups de l’armée chaldéenne. Une vision d’épouvante montre d’avance au prophète ces guerriers rudes et cruels, instruments de l’Éternel pour châtier les nations rebelles. Quelle stupéfaction saisira alors tous les pécheurs incrédules et insouciants ! (v. 5 ; cité en Actes 13. 41).

    Mais l’homme de Dieu est bouleversé lui aussi ! Comment l’Éternel peut-il laisser libre cours à un tel déploiement d’iniquité ? (Psaume 83 ; Apocalypse 10. 7 appelle cette question le mystère de Dieu). Comment peut-il même en supporter la vue ? « Mon Dieu, mon Saint » , s’écrie le prophète conscient de ses relations avec celui dont les yeux sont « trop purs pour voir le mal » . Oui, quelle offense permanente pour lui, que le spectacle de cette terre où la dégradation morale et la violence s’étalent sans retenue ! Les regards de Dieu, dans l’absolu de leur pureté, n’ont pu s’arrêter avec satisfaction que sur un seul Homme. Mais pour le même motif, ils se sont détournés de lui quand il fut fait péché pour nous.

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