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Le livre du prophète Daniel
Chaque Jour les Écritures - 5ème année

Daniel 1. 1 à 8

    Daniel 1

    1La troisième année du règne de Jehoïakim, roi de Juda, Nebucadnetsar, roi de Babylone, vint à Jérusalem et l’assiégea ;  2et le Seigneur livra en sa main Jehoïakim, roi de Juda, et une partie des ustensiles de la maison de Dieu, et il les fit apporter dans le pays de Shinhar, dans la maison de son dieu : il fit porter les ustensiles dans la maison du trésor de son dieu. 
    3Et le roi dit à Ashpenaz, chef de ses eunuques, d’amener d’entre les fils d’Israël, et de la descendance royale et d’entre les nobles, 4des jeunes gens en qui il n’y ait aucun défaut, et beaux de visage, et instruits en toute sagesse, et possédant des connaissances, et entendus en science, et qui soient capables de se tenir dans le palais du roi, – et de leur enseigner les lettres et la langue des Chaldéens. 5Et le roi leur assigna, pour chaque jour, une portion fixe des mets délicats du roi et du vin qu’il buvait, pour les élever pendant trois ans, à la fin desquels ils se tiendraient devant le roi. 
    6Et parmi eux il y avait, d’entre les fils de Juda, Daniel, Hanania, Mishaël, et Azaria ;  7et le prince des eunuques leur donna des noms : à Daniel il donna [le nom de] Belteshatsar, et à Hanania celui de Shadrac, et à Mishaël celui de Méshac, et à Azaria celui d’Abed-Nego. 8Et Daniel arrêta dans son coeur qu’il ne se souillerait pas par les mets délicats du roi et par le vin qu’il buvait ; et il demanda au prince des eunuques [de lui permettre] de ne pas se souiller. 

    (Traduction révisée)

    Daniel se distingue des autres prophètes. Son livre embrasse le temps des nations (Luc 21. 24 fin), c’est-à-dire la très longue période allant de la déportation à Babylone au rétablissement futur d’Israël sous le règne de Christ.

    Mais cet homme de Dieu nous parle aussi par son exemple. Que de leçons nous pourrons apprendre avec lui ! La toute première est cette ferme décision de cœur de ne pas se souiller… (v. 8). Jeune étranger amené à la cour du monarque païen, il pourrait trouver bien des excuses pour se conformer au régime royal (contraire à la loi). Que reste-t-il du culte juif, maintenant qu’une, partie des ustensiles du temple détruit se trouve à Babylone ? (v. 2). Lui-même n’est-il pas un prisonnier, objet d’une bienveillance particulière qu’il mépriserait en refusant les mets du roi ? Ne serait-ce pas attirer dangereusement l’attention sur lui et sur ses amis ? Mais pour cet homme de foi, ni ses difficultés personnelles, ni le milieu hostile, ni l’impossibilité de pratiquer le culte juif n’enlèvent quoi que ce soit à l’autorité de la parole de son Dieu.

    Cette Parole a-t-elle la même valeur pour nous ? Alors soyons aussi soigneux que ces jeunes gens pour ôter de notre « régime » tout ce qui peut souiller notre corps et notre esprit (2 Corinthiens 7. 1).

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