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Le Seigneur est proche

Il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris.
Ésaïe 53. 5
Voici mon Serviteur (8)
Le peuple reconnaît que le Messie a souffert pour lui

Ces versets émouvants nous donnent des détails sur les souffrances de Christ, le Messie, pour son peuple. Certains conducteurs religieux juifs disent qu’Ésaïe 53 décrit les souffrances qu’Israël a déjà endurées. Mais il n’est pas question ici des grandes souffrances qu’Israël a connues, et la “grande tribulation” (Matthieu 24. 21) n’est pas encore arrivée ! Les fils d’Israël ont besoin de quelqu’un qui soit sans péché et qui porte leurs péchés à leur place, d’un substitut (ou remplaçant) – et un peuple pécheur ne peut pas être son propre remplaçant. Ils doivent donc faire cette confession, étant conscients que leur propre Messie – Celui qu’ils ont rejeté – a pris sur lui le jugement qu’ils avaient mérité.

Il faut un travail de Dieu dans leurs cœurs pour les amener à faire cette confession à l’égard de leur Messie. On voit une image de cela dans les frères de Joseph. Dès qu’ils ont compris ce qu’ils avaient fait à leur propre frère, ils ont reconnu entre eux leurs péchés. Joseph a entendu cette confession, ce qui a conduit à une merveilleuse restauration de leur relation avec Joseph, entre eux-mêmes et avec leur père (Genèse 42. 21-23 ; 45. 15). C’était l’œuvre de Dieu, mais leur responsabilité demeurait entière, et il fallait qu’ils se repentent de leurs mauvaises actions. Il en sera de même d’Israël. Après la grande tribulation et la confession d’Israël, la relation avec leur Messie et leur Dieu sera rétablie. Toutes les tribus vivront alors en harmonie dans le pays de la promesse (voir Psaume 133).

Tous les croyants de toutes les époques ont à voir Christ comme celui qui a souffert à leur place sous le jugement de Dieu. Pourrons-nous jamais oublier les blessures qu’il a subies, lui, dans son corps, à notre place ? Ses mains, ses pieds et son côté ont été percés. Nous verrons bientôt l’Agneau “comme immolé” (Apocalypse 5. 6) ! Oui, de longs sillons ont été tracés sur son dos (Psaume 129. 4), mais ce n’est pas seulement les hommes qui lui ont infligé de telles souffrances : Dieu lui-même l’a “frappé” et l’a “affligé” ; “il plut à l’Éternel de le meurtrir” (Ésaïe 53. 4, 10). “Le châtiment de notre paix” – qui nous a apporté la paix – est tombé sur lui : il n’y a pas de plus grand amour que le sien !

A.E. Bouter

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