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Le Seigneur est proche

Vendredi 8 novembre 2019
Il y eut un grand cri du peuple et de leurs femmes contre les Juifs, leurs frères… Et je fus très irrité lorsque j’entendis leur cri… Et mon cœur se consulta sur cela, et je querellai les nobles et les chefs, et je leur dis : Vous exigez de l’intérêt, chacun de son frère ! … Ce que vous faites n’est pas bien. Ne devriez-vous pas marcher dans la crainte de notre Dieu, pour ne pas être dans l’opprobre parmi les nations qui nous sont ennemies ? … Laissons, je vous prie, cette usure.
Néhémie 5. 1, 6, 7, 9, 10
Après la captivité à Babylone (31)
Problèmes intérieurs

Les chapitres précédents présentent une magnifique image du peuple de Dieu : des hommes et des femmes travaillant ensemble à la reconstruction de la muraille et restant vigilants, avec prière, face aux menaces de l’ennemi. Mais ensuite Satan a continué de s’opposer à cette œuvre. Un sérieux problème intérieur surgit maintenant, troublant leur collaboration harmonieuse et empêchant le travail de progresser.

Les nobles et les chefs avaient prêté de l’argent à leurs frères pauvres, afin qu’ils puissent acheter de la nourriture et payer leurs impôts. Ils ont ensuite exigé des intérêts de leurs frères, agissant en contradiction avec la Loi (Lévitique 25. 35-42). Ceux-ci ont été contraints de vendre leurs enfants comme esclaves. Il est bien compréhensible que cet abus envers les pauvres ait produit un cri de désespoir. Dès qu’il en est informé, Néhémie convoque une grande assemblée et reprend vertement les chefs coupables pour leur conduite honteuse, et le mauvais témoignage qui en résulte devant leurs ennemis. Néhémie et d’autres, selon leurs possibilités, rachètent ces esclaves juifs. Cette affaire devait être réglée et elle l’est très rapidement.

Néhémie, comme gouverneur, a eu soin de montrer le bon exemple, de manière publique, pratiquant l’hospitalité et renonçant à ses droits de représentant officiel du roi et aux occasions qu’il avait eues de s’enrichir personnellement (Néhémie 5. 14-18).

L’apôtre Jean nous exhorte, nous chrétiens, à aimer nos frères “en action et en vérité” (1 Jean 3. 18) ; il dit que “nous devons laisser notre vie pour les frères” (v. 16). Nous sommes aussi exhortés par l’apôtre Paul à reprendre, devant tous et sans partialité, les anciens qui pèchent ouvertement (1 Timothée 5. 20).

E.P. Vedder
Que le juste me frappe, c’est une faveur ; qu’il me reprenne, c’est une huile excellente.
Psaume 141. 5
Celui qui a égard à la répréhension devient avisé.
Proverbes 15. 5