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Le Seigneur est proche
Mardi 14 mai 2019
Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la mite et la rouille détruisent, et où les voleurs font effraction et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel.
Matthieu 6. 19, 20
Où amassons-nous des trésors ?

Il y a quelque temps, nous faisions une visite à quelques amis qui se trouvaient en Amérique du Nord pour un contrat de travail de trois ans. Sachant qu'ils ne s'établiraient pas là, mais qu'à la date fixée ils retourneraient dans leur patrie en Amérique du Sud, ils vivaient d'une manière particulière. Ils avaient trouvé suffisamment de meubles pour que la maison qu'ils louaient soit relativement confortable, mais leur mobilier était sommaire ; ils l'avaient acheté d'occasion, ou c'étaient des vieilleries que d'autres leur avaient données. Et ils estimaient même qu'ils avaient plus que nécessaire. Ils auraient pu acheter des choses plus jolies, mais au lieu de cela, ils vivaient très modestement, afin de renvoyer une bonne somme d'argent dans leur pays où ils avaient l'intention d'acheter plus tard une maison.

Leur exemple m'a rappelé comment nous devrions vivre. Notre vie doit montrer que nous ne nous installons pas sur la terre. Ainsi, Abraham avait été appelé par Dieu à quitter son pays et à se rendre dans un autre pays qu'il recevrait en héritage ; pourtant, il a vécu dans ce nouveau pays “comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes” – c'est-à-dire sans s'y établir – parce qu’il attendait son installation définitive dans une cité céleste, “dont Dieu est l'architecte et le constructeur” (Hébreux 11. 9, 10). L'apôtre Paul nous dit : “Que ceux qui achètent” soient “comme s'ils ne possédaient pas ; ceux qui usent du monde, comme s'ils n'en usaient pas à leur gré. Car la figure de ce monde passe” (1 Corinthiens 7. 30, 31).

Oui, Dieu “nous donne tout, richement, pour en jouir” (1 Timothée 6. 17), de sorte que nous pouvons en profiter. Il nous dit cependant de ne pas nous amasser des trésors sur la terre, mais de nous en amasser dans le ciel, pour le jour à venir. Alors nous recevrons la récompense pour ce que nous aurons fait avec ce que le Seigneur avait remis entre nos mains. Faisons fructifier ce que nous avons, que ce soit peu ou beaucoup, afin de pouvoir entendre la voix du Maître nous dire : “Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en ce qui est peu, je t'établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître” (Matthieu 25. 21).

A. Blok