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La Bonne Semence

Jeudi 2 juillet 2020
Les vivants savent qu’ils mourront.
Ecclésiaste 9. 5
Au lieu de la paix j’avais amertume sur amertume ; mais toi, tu as aimé mon âme, la retirant de la fosse de destruction, car tu as jeté tous mes péchés derrière ton dos.
Ésaïe 38. 17
Leçon d’orthographe

“Nous ne mourrons pas, nous mourons.” Cette expression d’un philosophe nous oblige à être attentifs à l’orthographe. Le verbe mourir au futur prend deux r, au présent un seul. Dans un sens, la mort est toujours là au présent pour l’être humain. Biologiquement, à chaque instant de notre vie, nous sommes en train de mourir. Mais ce n’est pas une pensée que nous aimons cultiver, car le jour vient où effectivement nous mourrons. Tout est fait dans nos sociétés pour nous faire oublier cette fin de vie. On s’épuise au travail, on se disperse dans mille activités, on s’étourdit dans les loisirs… Mais l’homme “est forcé de marcher vers le roi des terreurs” (Job 18. 14). Même si l’espérance de vie augmente dans de nombreux pays, l’homme reste sans force devant la mort et ne peut l’éviter. Elle est terrifiante pour celui qui n’est pas réconcilié avec Dieu. C’est pour cela qu’il évite d’y penser.

Le contraste est grand pour le croyant qui sait que la mort a été vaincue : “Notre Sauveur Jésus Christ… a annulé la mort et a fait luire la vie… par l’évangile” (2 Timothée 1. 10). Pour lui, elle est le sommeil du corps pendant que l’âme est recueillie dans la présence du Seigneur. Il peut dire : “Nous aimons mieux être absents du corps et être présents avec le Seigneur” (2 Corinthiens 5. 8). S’il réalise que son corps dépérit de jour en jour (nous mourons, au présent), il est encouragé et peut se fier aux promesses divines : “Même quand je marcherais par la vallée de l’ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi” (Psaume 23. 4).