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La Bonne Semence
Mardi 14 août 2018
Que chacun soit prompt à écouter, lent à parler, lent à la colère ; car la colère de l'homme n'accomplit pas la justice de Dieu.
Jacques 1. 19, 20
Mettez-vous en colère et ne péchez pas : que le soleil ne se couche pas sur votre irritation.
Éphésiens 4. 26
Fais-tu bien de t'irriter ?

Dieu pose deux fois cette question au prophète Jonas, mécontent que Dieu pardonne aux habitants de Ninive, alors qu'il a annoncé un jugement. Il se sent désavoué. Finalement Jonas répond à Dieu : “Je fais bien de m'irriter jusqu'à la mort” (Jonas 4. 9). Nous nous retrouvons facilement en Jonas. Régulièrement, notre amour-propre non contrôlé nous fait céder à la colère.

Notons que dans la Bible, la colère n'est pas nécessairement mauvaise, sinon l'apôtre ne dirait pas : “Mettez-vous en colère et ne péchez pas”. Jésus lui-même a regardé avec colère les religieux qui l'épiaient pour voir s'il oserait guérir un malade le jour du sabbat, et l'évangile nous dit qu'il était attristé de les voir aussi endurcis (Marc 3. 5, 6). On ne peut pas non plus être indifférent si on est témoin d'un mépris des droits de Dieu.

Cependant, Dieu nous appelle à ne pas nous laisser aller aux manifestations de la colère. La colère est dénoncée lorsqu'elle est le résultat de notre nature pécheresse : susceptibilité, orgueil, prétention… Elle n'est d'abord qu'une émotion, mais si je la laisse éclater sans retenue, elle devient un péché.

Le croyant a une ressource, lorsqu'il sent la colère monter en lui. S'il se tourne vers son Dieu dans une prière même muette, il lui donnera sa paix. Prions aussi pour qu'il nous révèle les vraies raisons de nos colères. Lui seul peut nous donner la sagesse pour les enrayer par une attitude de pardon, d'humilité et de vérité. Notre entourage saura le reconnaître et le Seigneur sera honoré.