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La Bonne Semence
Samedi 19 mai 2018
Tous ceux qui croient sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus.
Romains 3. 24
Grâce et justice

Il y a quelque temps, le président de la République a accordé la grâce à une femme condamnée pour meurtre. Cette décision a fait couler beaucoup d'encre. Un syndicat de magistrats s'est élevé contre “ce président qui ne respecte pas l'institution judiciaire”. Il y a là un dilemme dont on ne peut pas sortir. Peut-on concilier la grâce et la justice ?

C'est impossible pour les hommes, mais Dieu l'a fait. J'étais un pécheur, j'avais offensé mon Créateur de tant de manières, je devais payer ma dette. Or j'en étais incapable, la plus grosse somme d'argent ou la peine de prison la plus longue n'aurait pas suffi. Je ne méritais que les tourments éternels loin de Dieu. Alors Jésus, le Fils de Dieu, s'est proposé pour être condamné à ma place. Il était qualifié pour le faire, car il était sans péché, il n'avait jamais rien fait ni pensé de mal et n'avait donc rien à payer pour lui-même. Il l'a fait volontairement, parce qu'il m'aimait et voulait me sauver. Juste avant la crucifixion, à Gethsémané, il a accepté de prendre à son compte tous nos péchés, et il a été saisi d'une angoisse terrible à la pensée du châtiment qu'il allait devoir endurer de la part du Dieu saint. Mais cela ne l'a pas arrêté, il est allé jusqu'au bout, et a porté mes péchés en son corps sur la croix (1 Pierre 2. 24). Le châtiment qui m'apporte la paix a été sur lui (Ésaïe 53. 5), et si Dieu m'accorde sa grâce, ce n'est pas au mépris de sa justice, c'est parce que j'ai cru que Jésus a porté le châtiment que je méritais.