Bannière
La Bonne Semence
Jeudi 26 avril 2018
Tu as jadis fondé la terre, et les cieux sont l'ouvrage de tes mains ; eux, ils périront, mais toi, tu subsisteras ; et ils vieilliront tous comme un vêtement ; tu les changeras comme un habit, et ils seront changés ; mais toi, tu es le Même, et tes années ne finiront pas.
Psaume 102. 25-27
Écologie (3) : ni seulement matière, ni Dieu

Pour certains, la nature ne serait que matière ; pour d'autres, à l'opposé, elle serait Dieu.

Pour les premiers, tout est matière, et Dieu est exclu de leur réflexion. La technologie serait utilisée pour conduire l'humanité vers un progrès. Il n'existe pas de règle éthique supérieure pour gérer la nature, et c'est l'homme seul qui doit faire face aux problèmes écologiques.

Pour les seconds, la nature est presque confondue avec Dieu. Dans certains courants de pensée, on parle de la “mère-nature”, de “notre mère la terre”.

Ces visions de la nature s'opposent toutes deux à ce que nous dit la Bible. D'abord Dieu est esprit, bien au-dessus de la matière, puisque le monde a été créé par lui et n'est pas éternel. Le monde vieillit et passe. La technologie ne pourra pas tout résoudre…

Mais Dieu a soufflé une respiration de vie dans l'homme (Genèse 2. 7). C'est ce qui le distingue des animaux, et le rend responsable devant Dieu. La nature n'est pas comparable à l'homme. Nous avons à utiliser la nature tout en la préservant, mais nous ne formons pas une même entité avec elle. Seul l'homme a été créé à l'image de Dieu (Genèse 1. 27).

Dieu est le Créateur, et il nous parle, lui qui nous a donné la capacité d'entendre et de comprendre ce qu'il dit. La nature n'a pas cette faculté de communiquer ainsi avec lui. Puisque Dieu nous parle, il est en droit d'attendre une réponse de ses créatures : la reconnaissance, l'honneur… Et lui seul peut être adoré.