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La Bonne Semence
Dimanche 14 janvier 2018
Vers la neuvième heure, Jésus s'écria d'une voix forte : … Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?
Matthieu 27. 46
L'abandon du Calvaire

Trois croix sont dressées à Golgotha, hors des remparts de la ville de Jérusalem. Là, trois suppliciés vont mourir. Soudain, une obscurité oppressante, surprenante en plein midi, s'abat sur le pays. Des ténèbres tombent sur cette scène pendant trois heures. Jésus, sur la croix, chargé de nos péchés, subit le jugement du Dieu saint pour les expier. À la fin, un grand cri déchire l'obscurité : “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? ” C'est le Fils bien-aimé de Dieu, celui qui avait toujours été “en joie devant lui”, qui prononce ces paroles ! Ici, seul, abandonné par son Dieu, il s'écrie pourtant : “Mon Dieu, mon Dieu ! ”, sublime appel face à un “pourquoi” insondable.

Durant sa vie terrestre, Jésus a toujours parlé à Dieu en disant : “Père”. Quelques heures plus tôt, à Gethsémané, il dit encore : “Mon Père, si c'est possible, que cette coupe passe loin de moi…” (Matthieu 26. 39). Et sur la croix même, il lui adresse cette prière : “Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font”. Cependant, au moment de l'abandon, il dit : “Mon Dieu”…

Pourquoi cela ? La question du bien et du mal restait sans réponse depuis la désobéissance d'Adam. Mais sur le Calvaire, le Fils de Dieu porte le châtiment divin mérité par nos péchés. Les souffrances endurées durant sa vie n'effaçaient aucun péché. Lui, le “compagnon de l'Éternel”, devait être frappé par l'épée de la justice divine durant ces trois heures ténébreuses (Zacharie 13. 7).

L'intensité de ces souffrances est à la mesure de la grandeur de la grâce divine envers moi, pécheur. Quel prix immense a été payé par mon Sauveur pendant ces heures d'abandon !