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La Bonne Semence
Vendredi 22 avril 2011
Vers la neuvième heure, Jésus s'écria d'une voix forte  : Éli, Éli, lama sabachthani  ? c'est-à-dire  : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné  ?
Matthieu 27. 46
Pourquoi m'as-tu abandonné  ?

Ce cri est au centre des sept paroles que Jésus a prononcées sur la croix. C'est la seule parole qu'il ait adressée à Dieu sans l'appeler “Père”. Il l'a prononcée après avoir traversé les trois heures de l'expiation. Identifié là au péché, le Seigneur a dû être abandonné par Dieu pendant qu'il endurait la sentence de la justice divine sur le péché, sur nos péchés. Mais ce cri témoigne de la confiance entière de Jésus à Dieu  : jusqu'au bout il continue de le prier et de l'appeler “mon Dieu”.

Quand Pilate avait dit à Jésus  : “Ne sais-tu pas que j'ai le pouvoir de te relâcher et que j'ai le pouvoir de te crucifier  ? ”, il avait répondu  : “Tu n'aurais aucun pouvoir contre moi, s'il ne t'était donné d'en haut” (Jean 19. 10, 11). Au sujet de sa propre vie, il avait affirmé  : “Personne ne me l'ôte, mais moi, je la laisse de moi-même  ; j'ai le pouvoir de la laisser, et j'ai le pouvoir de la reprendre” (Jean 10. 18).

Ces événements se déroulaient sur la terre, et les hommes semblaient être les acteurs de la mort du Seigneur. Mais en fait, l'œuvre de l'expiation sur la croix est entièrement l'œuvre de Dieu. La mort de Jésus est unique. À la fin il a affirmé  : “C'est accompli”. Puis il a baissé la tête et a remis son esprit au Père (Jean 19. 30).

Sa mort diffère entièrement de celle des hommes pour qui elle est un terme final à leur vie terrestre. La mort de Jésus a un autre sens. Il s'est offert lui-même à Dieu, sans tache, en sacrifice pour ôter nos péchés. Elle conduit à la résurrection et ouvre la porte de l'espérance.