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La Bonne Semence
Vendredi 02 avril 2010
Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et sachant ce que c'est que la langueur...  ; il est méprisé, et nous n'avons eu pour lui aucune estime.
Ésaïe 53. 3
Le Messie sera retranché.
Daniel 9. 26
De la crèche à la croix

Il n'y avait pas de place pour Joseph et Marie dans l'hôtellerie de Bethléem. Ils étaient trop pauvres et insignifiants. Tout au long de son chemin sur la terre, Jésus a été celui qui n'a pas eu “de lieu où reposer sa tête” (Matthieu 8. 20). Il a enseigné la Parole de Dieu avec dévouement, mais dans l'incompréhension et l'hostilité. Comme dit un psaume  : “Il va en pleurant, portant la semence qu'il répand” (Psaume 126. 6).

Portant les regards sur Jérusalem, la ville qui aurait dû l'accueillir avec joie, Jésus pleure (Luc 19. 41, 42). “Que de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu  ! ” (Matthieu 23. 37). Bientôt, portant sa croix, il sortira de la ville sainte, entouré d'une foule hostile, et se laissera clouer sur ce bois. “Comme une brebis muette devant ceux qui la tondent”, comme un agneau qu'on mène à la boucherie, il n'ouvre pas la bouche (Ésaïe 53. 7). La haine des hommes a atteint son apogée. Jésus laisse sa vie, puis il subit encore une suprême injure  : un soldat romain lui perce le côté avec une lance.

Comment Dieu va-t-il répondre à tant de cruauté  ? Va-t-il juger et détruire les impies  ? La patience de Dieu n'est-elle pas épuisée  ? Non, au contraire, du côté percé jaillit, merveilleuse grâce, le sang qui purifie de tout péché celui qui croit. On comprend alors que la colère de Dieu demeure sur celui qui ne croit pas (Jean 3. 36). Mais avec chacun de ceux qui croient, nous disons avec reconnaissance  : “Le Fils de Dieu… m'a aimé et... s'est livré lui-même pour moi” (Galates 2. 20).