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La Bonne Semence
Vendredi 14 septembre 2007
Comme le bruit des épines sous la marmite, ainsi est le rire du sot. Cela aussi est vanité.
Ecclésiaste 7. 6
J'ai de la joie en ta parole, comme un homme qui trouve un grand butin.
Psaume 119. 162
Risible ou pitoyable  ?

Le rire est une expression de la gaîté plus ou moins bruyante. Il traduit donc le plaisir de vivre, la bonne humeur.

N'êtes-vous pas frappé de constater combien la radio, la télévision et le monde du spectacle rivalisent d'imagination et d'efforts pour concocter des plaisanteries, des sketches et des émissions toujours plus «drôles», mais souvent malsaines  ? Les amuseurs publics se comptent par centaines, et chacun idolâtre ses vedettes préférées.

N'y a-t-il pas un danger pour nous, chrétiens, et pour les jeunes, de se laisser séduire par des choses qui paraissent anodines, voire agréables, mais qui, en fait, masquent souvent le vide spirituel en le meublant de bonheur factice  ? Que de temps perdu  ! Combien notre conscience s'insensibilise  ! Prenons garde aux avertissements de la Bible  : «Malheur à vous qui riez maintenant, car vous mènerez deuil et vous pleurerez» (Luc 6. 25). Non, la vie n'est pas faite que de divertissements. Il ne nous est pas défendu de rire, bien entendu, mais ne nous laissons pas anesthésier par l'esprit d'insouciance et de légèreté ambiant qui caractérise notre temps. Il y a longtemps déjà, le sage Salomon disait  : «Même dans le rire le coeur est triste  ; et la fin de la joie, c'est le chagrin» (Proverbes 14. 13). Sachons nous réjouir dans le Seigneur Jésus, dans la lecture de la Bible, la prière, la louange, et chaque fois que nous reconnaissons les marques de sa bonté dans notre vie journalière. Nous pourrons alors dire à Dieu  : «Tu as mis de la joie dans mon cœur» (Psaume 4. 7).