Bannière
La Bonne Semence
Vendredi 01 juin 2007
Jésus le Nazaréen… vous l'avez cloué à une croix et vous l'avez fait périr par la main d'hommes iniques.
Actes 2. 22, 23
Le Fils de Dieu... m'a aimé et... s'est livré lui-même pour moi.
Galates 2. 20
Étais-tu là quand on a crucifié mon Seigneur  ?
Were you there when they crucified my Lord  ?

Cette question est le titre d'un chant appartenant au répertoire des «spirituals». Elle interpelle encore aujourd'hui chaque auditeur, et souligne l'horreur du crime commis contre Jésus Christ, le seul homme juste et saint (Actes 3. 14). Lui qui mettait en évidence l'amour de Dieu à chacun de ses pas, a été la cible de la haine des hommes, et on l'a cloué sur une croix.

Nous sommes sensibles à une telle injustice, mais la question va plus loin et nous interroge personnellement. Qu'aurions-nous fait si nous avions vécu à ce moment-là  ? Nous pensons peut-être que nous aurions pris parti pour Christ. L'évangile nous montre que même ses disciples se sont enfuis (Marc 14. 50). Pierre, qui pensait pouvoir aller jusqu'à la mort avec Jésus, l'a renié trois fois (Luc 22. 33). Toutes les classes de la société d'alors ont leur responsabilité engagée  : Judas, par cupidité, l'a livré aux prêtres (Matthieu 26. 14-16) ; les prêtres, par jalousie, l'ont livré à Pilate (27. 18) ; la foule a crié  : «Crucifie, crucifie-le»  ; Pilate, par crainte, l'a livré aux soldats romains pour qu'il soit crucifié. Ce sont eux qui ont enfoncé les clous, mais Jésus a dit  : “Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font” (Luc 23. 21-34).

Laissons-nous atteindre au cœur, en reconnaissant notre péché. Comprenons que ce Jésus que nous avons crucifié, Dieu l'a fait Seigneur et Christ. Réalisons qu'au-delà des souffrances infligées par les hommes, il a enduré le poids de la colère de Dieu contre nos péchés, et acceptons son immense pardon.