Bannière
La Bonne Semence
Lundi 11 octobre 2004
Caïn bâtit une ville, et appela le nom de la ville d'après le nom de son fils.
Genèse 4. 17
Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne la grâce aux humbles.
1 Pierre 5. 5
Se faire un nom

Au chapitre 11 de la Genèse, nous lisons que «toute la terre avait une seule langue et les mêmes paroles. Et il arriva que, lorsqu'ils partirent de l'orient, ils trouvèrent une plaine dans le pays de Shinhar  ; et ils y habitèrent. Et ils se dirent l'un à l'autre  : Allons... bâtissons-nous une ville, et une tour dont le sommet atteigne jusqu'aux cieux  ; et faisons-nous un nom, de peur que nous ne soyons dispersés sur la face de toute la terre». C'était Babel. Les hommes d'alors voulaient «se faire un nom» et avaient donc décidé de bâtir une ville avec une tour dont le sommet toucherait le ciel. Orgueil dérisoire, mais toujours renouvelé  ! Nous ne pouvons traiter avec Dieu comme s'il était notre égal. Pour le connaître, il nous faut d'abord prendre conscience de sa grandeur, comme aussi de sa bonté. Nous lisons aussi que les habitants de Babel avaient peur d'être dispersés. Cette peur de disparaître, d'être anonyme, nous habite souvent, n'est-ce-pas  ? Comment dissiper ces angoisses  ? Non pas en construisant notre vie à la force des poignets, non pas en puisant dans nos propres ressources pour atteindre le but que nous nous sommes fixé. Une telle stratégie personnelle nous ferait passer à côté de la richesse de relations vraies, profondes, aimantes. Elle nous éloignerait de Dieu. Au contraire, quand nous croyons en Jésus, notre aspiration à la sécurité comme notre soif d'éternité trouvent en lui la réponse. Jusqu'au moment où il nous introduira dans la cité céleste... cette communauté d'amour dont Jésus est le centre et la joie.