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La Bonne Semence
Vendredi 20 avril 2001
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée ». C'est là le grand et premier commandement. Et le second lui est semblable  : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».
Matthieu 22. 37-39
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée ». C'est là le grand et premier commandement. Et le second lui est semblable  : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».
Matthieu 22. 37-39
Sincérité  ?

Dans une conversation sur le mariage, la question fut posée à des jeunes  : quelle qualité préférez-vous, la sincérité ou la fidélité  ? Dans une clameur générale, la réponse fut aussi spontanée qu'unanime  : la sincérité. Avant tout, ils voulaient être sincères avec eux-mêmes. En cela, ils étaient le reflet exact de notre époque qui place au-dessus de tout les valeurs personnelles, et relègue assez loin les obligations collectives. Mais pour Dieu il n'en est pas ainsi. Il désire qu'en toutes choses nous soyons justes, c'est-à-dire à la fois fidèles à nos engagements et sincères dans nos attitudes. Il condamne l'égoïsme comme l'hypocrisie.

Sur ce sujet des relations avec autrui, la question de fond est simple  : est-ce que je fais de ma propre personne le centre de tout, ou est-ce qu'au contraire je considère les autres comme ayant autant de valeur que moi  ? Bien sûr, je sais que chaque être humain a la même valeur, mais en pratique, je le nie si je ne vis que pour moi. Là est ma faiblesse, là est ma faute envers la société et envers Dieu. Là est ma culpabilité.

Quelqu'un dira  : « Mais cet amour de soi est naturel, c'est normal, cela ne rend pas coupable  ! » La Bible ne parle pas ainsi. Elle énonce l'exigence de Dieu  : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Pour chacun la décision essentielle est donc bien  : Est-ce que je reconnais ma culpabilité  ? Si je refuse de le faire, je dois avancer seul, la conscience inquiète, vers le tribunal de Dieu. A l'opposé, je peux saisir la main que me tend Jésus Christ, mon Sauveur, et goûter son pardon.