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La Bonne Semence
Vendredi 28 avril 2000
Vous avez de la tribulation dans le monde, mais ayez bon courage, moi j'ai vaincu le monde.
Jean 16. 33
Dans la mesure où vous avez part aux souffrances de Christ, réjouissez-vous.
1 Pierre 4. 13
Nous n'aimons pas souffrir

L'humanité demande de plus en plus à la science de l'empêcher de souffrir. Et cependant, contradiction étrange, elle trouve sans cesse de nouveaux moyens de faire souffrir, physiquement et moralement. Malgré les apparences, il y a probablement plus de cris de détresse, dans nos pays dits civilisés, qu'il n'y en a jamais eu.

Mais n'oublions pas que certaines souffrances sont inséparables du vrai christianisme  : le chrétien fidèle souffre avec Christ (Romains 8. 17) dans un monde ennemi de Dieu, où il demeure étranger, et il souffre pour Christ (2 Timothée 3. 12). Cette souffrance n'éteint pas la joie profonde de celui qui reste dans la compagnie du Seigneur. C'était la joie de l'apôtre Paul en prison.

Les jeunes aiment la vie, ils aiment l'héroïsme, mais, pas plus que nous, ils n'aiment la souffrance. Faut-il pour autant leur montrer un christianisme sans souffrances  ? Ce serait un christianisme sans réalité, et de ce fait un christianisme sans joie. La jeunesse s'enflamme pour l'héroïsme, mais, dites-moi, qu'est-ce qu'un héros qui n'aurait pas à souffrir  ?

Notre Maître, notre Modèle « a appris l'obéissance par les choses qu'il a souffertes » (Hébreux 5. 8). Avant de mourir en martyr, Paul écrit à Timothée  : « Prends ta part des souffrances, comme un bon soldat de Jésus Christ » (2 Timothée 2. 3).