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Épître de Jacques
Chaque Jour les Écritures - 5ème année

Jacques 1. 1 à 12

    Jacques 1

    1JacquesC, esclave de Dieu et du Seigneur Jésus ChristA, aux douze tribus qui sont dans la DispersionA, salut !  
    2Mes frères, quand vous serez en butte à diverses épreuvesa, estimez-le comme une parfaite joie, 3sachant que la mise à l’épreuve de votre foi produit la patience. 4Mais que la patience ait son oeuvre parfaite, afin que vous soyez parfaits et accomplis, ne manquant de rien. 5Et si l’un de vous manque de sagesse, qu’il demande à Dieu qui donne à tous libéralement sans faire de reproches, et elle lui sera donnée ;  6mais qu’il demande avec foi, sans douter en rien ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, que le vent agite et soulève ;  7qu’un tel homme ne pense pas recevoir quoi que ce soit du Seigneur :  8il est double dans ses penséesb, inconstant dans toutes ses actionsc
    9Que le frère de basse condition se glorifie dans son élévation, 10et le riche dans son abaissement, car il passera comme la fleur de l’herbed :  11le soleil se lève avec sa brûlante chaleur et sèche l’herbe, sa fleur tombe et sa belle apparence périt. De même aussi le riche se flétrira dans ce qu’il entreprend. 
    12Bienheureux l’homme qui endure l’épreuvea ; car, lorsque, mis à l’épreuve, il aura été manifesté fidèle, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l’aiment. 

    (Traduction révisée)

    Notes

    a. ou : tentation(s) ; comp. 1 Pierre 1. 6 (terme différent de : mise à l’épreuve).

    b. litt. : à l’âme double ; voir 4. 8.

    c. litt. : ses voies.

    d. comp. Ésaïe 40. 6-8 ; 1 Pierre 1. 24.

    Jacques s’adresse à ses frères, chrétiens sortis du judaïsme dont ils n’ont pas encore abandonné toutes les attaches. Il les invite à considérer l’épreuve comme une parfaite joie : deux mots qui à première vue s’accordent mal ensemble. Pourtant, parmi les chrétiens hébreux certains l’avaient réalisé (Hébreux 10. 34). Et cette expérience rejoint la déclaration de Paul : « Nous nous glorifions aussi dans les tribulations, sachant que la tribulation produit (cultive) la patience » (Romains 5. 3 ; comparer Colossiens 1. 11). Autre contradiction apparente : tandis que la patience implique l’attente de ce qu’on ne possède pas encore, Jacques ajoute : « ne manquant de rien » . Ce qui peut nous faire vraiment défaut, ce ne sont pas les biens terrestres, c’est la sagesse. Alors demandons-la au Seigneur, à l’exemple du jeune Salomon (1 Rois 3. 9).

    Même pauvre, un chrétien ne manque de rien puisqu’il a Jésus. Et le riche peut se réjouir dans son abaissement en communion avec celui qui s’est anéanti et abaissé lui-même jusqu’à la mort de la croix. Irions-nous envier ceux qui passeront comme la fleur de l’herbe ? Ayons en vue la couronne de vie. Elle récompensera ceux qui auront enduré l’épreuve avec patience, autrement dit ceux qui aiment le Seigneur (fin du v. 12).

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