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Le livre du prophète Ésaïe
Chaque Jour les Écritures - 3ème année

Ésaïe 1. 1 à 17

    Ésaïe 1

    1La vision d’Ésaïe, fils d’Amots, qu’il a vue au sujet de Juda et de Jérusalem, aux jours d’Ozias, de Jotham, d’Achaz, et d’Ézéchias, rois de Juda. 
    2Écoutez, cieux, et prête l’oreille, terre ! car l’Éternel a parlé : J’ai nourri et élevé des fils, et ils se sont rebellés contre moi. 3Le boeuf connaît son possesseur, et l’âne la crèche de son maître ; Israël ne connaît pas, mon peuple n’a pas d’intelligence. 4Haa ! nation pécheresse, peuple chargé d’iniquité, raceb de gens qui font le mal, fils qui se corrompent ! Ils ont abandonné l’Éternel, ils ont méprisé le Saint d’Israël ; ils se sont retirés en arrière. 5Pourquoi seriez-vous encore frappés ? vous ajouterez des révoltes ! Toute la tête est malade et tout le coeur est défaillant. 6Depuis la plante du pied jusqu’à la tête, il n’y a rien en lui qui soit sain : [tout est] blessure, et meurtrissure, et plaies vives ; elles n’ont pas été pansées, ni bandées, ni adoucies avec l’huile. 7Votre pays est dévasté, vos villes sont brûlées par le feu ; votre terre, des étrangers la dévorent devant vos yeux, et elle est dévastée, comme ruinée par des étrangers. 8Et la fille de Sion est laissée comme une hutte dans une vigne, comme une cabane dans un champ de concombres, comme une ville assiégée. 9Si l’Éternel des armées ne nous avait laissé un bien petit résidu, nous aurions été comme Sodome, nous ressemblerions à Gomorrhe. 
    10Écoutez la parole de l’Éternel, chefs de Sodome ; prêtez l’oreille à la loi de notre Dieu, peuple de Gomorrhe. 11À quoi me sert la multitude de vos sacrifices ? dit l’Éternel. Je suis rassasié d’holocaustes de béliers, et de la graisse de bêtes grasses ; et je ne prends pas plaisir au sang des taureaux, et des agneaux, et des boucs. 12Quand vous venez pour paraître devant ma face, qui a demandé cela de vos mains, que vous fouliez mes parvis ?  13Ne continuez pas d’apporter de vaines offrandes : l’encens m’est une abomination, – la nouvelle lune et le sabbat, la convocation des assemblées ; je ne puis supporter l’iniquité et la fête solennelle. 14Vos nouvelles lunes et vos assemblées, mon âme les hait ; elles me sont à charge, je suis fatigué de les supporter. 15Et quand vous étendrez vos mains, je cacherai de vous mes yeux ; quand même vous multiplierez la prière, je n’écouterai pas. Vos mains sont pleines de sang. 16Lavez-vous, purifiez-vous ; ôtez de devant mes yeux le mal de vos actions ; cessez de mal faire, 17apprenez à bien faire ; recherchez le juste jugement, rendez heureuxc l’opprimé ; faites droit à l’orphelin, plaidez la cause de la veuve. 

    (Traduction révisée)

    Notes

    a. ailleurs aussi : hélas, malheur !

    b. litt. : semence.

    c. ou : dirigez, conduisez.

    Comme le montrent les paroles mêmes du Seigneur Jésus, l’Ancien Testament comporte trois grandes parties : la loi de Moïse (le Pentateuque), les Prophètes (comprenant en outre les livres historiques) et les Psaumes avec les livres poétiques (Luc 24. 44 et 27). Nous abordons par conséquent avec la prophétie une partie importante de la Bible, bien qu’elle soit souvent négligée à cause de ses difficultés. Demandons au Seigneur de nous aider à y découvrir aussi « les choses qui le concernent » (Luc 24. 27).

    Un prophète est le porte-parole de l’Éternel auprès de son peuple pour le reprendre, l’avertir, le ramener, le consoler. Au chapitre 1, comme entrée en matière, la première mission d’Ésaïe est celle d’un médecin chargé de donner son avis sur un malade dont l’état est désespéré. Terrible diagnostic que celui des versets 5 et 6 ! Il est aussi valable pour l’homme d’aujourd’hui que pour l’Israélite d’autrefois. « Toute la tête est malade et tout le cœur défaut » . L’intelligence « s’est corrompue » en se détournant de Dieu (Romains 1. 21), les affections pour lui ont totalement manqué. Jusqu’à la plante des pieds – la marche – tout est mauvais, rien n’est sain. Dans ces conditions, le déploiement de formes religieuses extérieures n’est plus qu’une vraie hypocrisie et même une abomination (v. 13 ; comparer Proverbes 21. 27).

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