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Le Seigneur est proche

[Delila] dit : Les Philistins sont sur toi, Samson ! Et il se réveilla de son sommeil, et se dit : Je m’en irai comme les autres fois, et je me dégagerai. Or il ne savait pas que l’Éternel s’était retiré de lui.
Juges 16. 20
Quand la force s’en va

Par ce récit, Dieu nous donne un avertissement solennel que nous devons prendre à cœur et ne pas négliger, de peur de tomber de la même manière que Samson. Lorsque Delila, sa femme, lui dit : “Les Philistins sont sur toi”, le pauvre homme pense qu’il va s’en sortir comme il avait pu le faire déjà bien des fois. “Je m’en irai comme les autres fois, et je me dégagerai”, pense-t-il. Il ne sait pas que sa force l’a quitté.

Combien de croyants se sont compromis avec le monde et ont continué à trafiquer avec lui, ne sachant pas que leur force spirituelle avait disparu. Samson ne se rend pas compte que l’Éternel n’est plus avec lui, et il veut s’en aller, “comme les autres fois”. Il peut se dégager, mais comme il a perdu le secret de sa force (sa dépendance de Dieu), il est aussi faible que les plus faibles.

Beaucoup agiront de la même manière que Samson, bien après que la force ait disparu de leur vie. Ils peuvent montrer beaucoup d’activité religieuse : prêcher avec de grands gestes depuis une chaire, s’activer dans un service ou dans des visites, s’employer à donner des soins, enseigner une classe d’école du dimanche… Mais, mes frères, la force s’en est allée ! Quelle tristesse et quelle honte !

Nous avons là le témoignage d’un Nazaréen qui avait consacré sa vie à Dieu ; mais, ayant posé sa tête sur les genoux d’une femme étrangère, il a perdu le secret de sa force. Peut-être se vante-t-il de ses prouesses passées, de son savoir, de ses talents, de ses acquis et de tout le reste. Peut-être pense-t-il pouvoir encore agir, mais hélas, il doit être dit : “I-Cabod [où est la gloire ? – la gloire s’en est allée]” (voir 1 Samuel 4. 21) !

Que le Seigneur nous garde dans l’humilité, la prière et la dépendance : pour nous aussi le danger existe. Nous devons être vigilants, sinon nous risquons de nous réveiller de notre rêve, de notre tranquillité illusoire, et de nous retrouver irrémédiablement entre les mains de l’Ennemi.

S. Ridout

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